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Attention ...

une oeuvre peut en cacher des autres .

Telle cette eau-forte de Richard Hamilton  Picasso's Meninas de 1973 tirée sur les presses de Aldo Crommelynck et visible actuellement dans l'exposition temporaire du musée Soulages  " De Picasso à Jasper Johns... L'atelier d'Ado Crommelynck".


Notons au passage que l' Anglais Richard Hamiton  ( 1922 - 2011 ) est considéré par les historiens d'art comme le père originel du pop-art, le collage en regard de 1956 en témoigne tant en raison de son titre que de son iconographie ;

Just what is that makes today's homes so different, so appealing ?

Qu'est-ce qui peut bien rendre nos intérieurs d'aujourd'hui si différents, si séduisants ?, ainsi que cette raquette de tennis tenue dans la main droite de l'homme, qui n'est rien d'autre qu'une énorme sucette siglée POP.

 

Retour à Picasso's Meninas de Richard Hamilton, oeuvre à double entrée, à la fois indéniable hommage au grand Picasso, mais également parodie des nombreux styles et périodes qui ont jalonné la longue carrière du peintre espagnol.

 

Pour ce Hamilton prend ici pour modèle le célèbre tableau Les Ménines de Velasquez ( 1656 ), même peinture prise pour thème en 1958 par Picasso, riche série où l'on dénombre pas moins de 58 déclinaisons de ce chef-d'oeuvre emprunté à Velasquez.

Reste que les choses se compliquent  lorsque que l'on découvre que chacune des oeuvres recèle de multiples références.

 Bien sûr nous ne saurons jamais formellement  ce que peignait Velasquez sur cette vaste toile dont il représente le verso par le procédé de mise en abyme.

 

Selon certains  Velasquez peint le couple royal de Philippe IV d'Espagne  ici hors champ mais dont on entrevoit les portraits repris dans le miroir situé au centre de la toile.

D'autres, prétendent après de savants calculs qu'il n'en est rien puisque selon eux, le couple royal ne fait que de rentrer dans la pièce pour rendre visite aux Ménines, action retranscrite dans le miroir placé en face d'eux.

Par contre tous sont unanimes sur la représentation des tableaux en fond de décor de cette vaste toile, où sont reproduites des oeuvres de Rubens et Jacob Jordeans.

Chez Picasso pas d'emprunt extérieur, pas d'hommage , simplement un défi lancé à lui même face à la grandeur absolue de Velasquez.

Tel une éponge, Picasso s'imbibe de cette oeuvre magistrale pour mieux l'effacer, pour mieux la revisiter pour mieux la transcender.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le partie pris de Hamilton est lui opposé, puisque axé sur un total condensé de l'oeuvre de Picasso .

Rétrospective traitée avec rigueur, savoir et humour.


 

A l'arrière plan de l' estampe de Richard Hamilton, deux tableaux, comme dans la version de Velasquez, mais ici deux époques de Picasso avec à gauche la reprise de "L'aubade " de 1942, puis à droite, " Les Trois musiciens " de 1921.

Deux des Ménines chez Hamilton , ont pour référence,  à gauche, un portrait de Marie-Thérèse Walter ( 1937 ) , compagne de Picasso dans les années 30 .

Le portrait de droite est lui une allusion à la période néo-classique de Picasso des années 20, Ingres et David étant à l'époque sa source d'inspiration.

Suivent deux portraits, le premier une tête d'homme dont l' origine semble être ce buste d'homme peint par Picasso en 1908, le second proche de la " Mère aux enfants à l'orange " de 1951

L'arlequin à droite de l'eau-forte, à lui pour origine la période bleue, puis rose du Picasso rapin  déambulant à " la belle époque "  entre la butte Montmartre et le cirque Médrano haut lieu des saltimbanques, clowns et autres arlequins.


Le splendide berger allemand de Velasquez, devient l'amusant Lump, le basset de Picasso, alors que Hamilton transforme cette gente canine en taureau qui hante l'oeuvre de Picasso, celui - ci n'étant pas sans nous rappeler les esquisses préparatoires à Guernica.

L'Infante d'Espagne, Marguerite -Thérèse figure ici sous la forme complexe de  cubisme analytique cher à Picasso et Braque.

 

Pour clore cette iconographie, ce clin d'oeil malicieux de Hamilton avec un parallèle entre Velasquez et Picasso.

Sur  l'autoportrait de Velasquez dans les Ménines  figure surl a poitrine  de celui-ci la croix rouge de l'ordre de Santiago, haute distinction royale qui lui fut décernée en 1659 alors que son tableau est lui achevé en 1656 ... Le peintre  prit en effet bien soin,  de rajouter sur la toile trois ans plus tard, cette prestigieuse décoration.

En écho, malignement Hamilton affuble ici Picasso de l'insigne  du communisme , le marteau et la faucille, histoire de rappeler le peintre adhéra au partie communiste français en 1944.